Notre première approche avec la DME.

Aujourd’hui nous avons commencé la diversification alimentaire pour Andrea, après 6 mois d’allaitement exclusif. Nous avons choisi une méthode qui s’appelle la DME (diversification menée par l’enfant) et qui vient s’ajouter à l’allaitement dans un premier temps.

Dans cet article je vous expliquerai brièvement et simplement en quoi consiste cette méthode. Puis je vous raconterai notre propre expérience sur le sujet !

La DME en quelques mots :

Cela consiste à proposer à bébé des aliments en formes « normales » qu’il emmène lui même à sa bouche grâce à ses petites mains potelées. A contrario des purées et compotes toutes lisses que l’on donne à la petite cuillère, la DME respecte les préférences et le rythme de l’enfant car lui seul peut savoir à quel moment il est rassasié ou à encore faim et est le seul à savoir ce qu’il aime ou non. Cette méthode va également familiariser les enfants avec les textures et les formes des aliments qui, après avoir été mangés et appréciés en purée, les enfants peuvent être retissants devant cette nouveauté et changement..

Les deux grands principes sont que l’on remplace les purées par des aliments solides (cuits de façon à ce qu’ils soient fondants) le deuxième c’est l’autonomie car c’est a bébé et à lui seul de mettre les aliments dans sa bouche.

Témoignage de Christine Zalejski, auteur du premier livre en France sur la DME et docteur en sciences : « Pour moi, la DME, c’est la continuité de l’allaitement maternel. Pendant cette période, on laisse le bébé prendre la quantité de lait qu’il souhaite, sans intervenir. Eh bien c’est pareil ici !« 

Attention cependant à ne tomber dans le « la DME est exclusivement réservée aux bébés allaités. » C’est totalement faux. On peut appliquer la DME même si bébé est nourri au biberon avec du lait industriel !

Par contre ce qu’il ne faut surtout pas faire c’est passer à la DME après avoir commencé là Diversification Traditionnelle. Car les bébés ont un réflexe de régurgitation ou réflexe de rejet il y a plusieurs appellation, cala consiste à se faire lever le cœur quand un morceau trop gros s’approche du début de la langue ! Le soucis c’est que ce réflexe s’estompe et disparaît à partir du moment où on donne de la nourriture en purée. C’est pour cela qu’il est dangereux de passer à la DME après avoir débuter les purées !

Lâcher prise sur les quantités..

Des morceaux ? Sans dents ?!

les bébés n’ont pas besoin d’en avoir pour commencer la DME, car les morceaux proposés sont soit très durs pour être sucés soit fondants pour pouvoir être mastiqués et mâchés avec les gencives et écrasés avec la langue sur le palais.

Si vous voulez en savoir plus sur la DME je vous conseille de vous procurer Petites mains, grandes assiettes ou Bébé mange tout seul 

NOTRE propre expérience

Je précise que cela s’agit de notre propre expérience car en partageant des choses sur le sujet sur Instagram je me suis aperçu que l’on été beaucoup à l’adopter mais je me suis surtout aperçu que chacun comprenait et retenait ce qu’il voulait ! J’ai reçu des messages comme quoi ce n’étais pas comme ça mais comme ceci, ou fais plutôt comme ça etc.. Des messages qui se contredisaient tous les uns les autres 😂

J’en ai donc conclut que pour appliquer la DME il suffit simplement de fournir des situations sécuritaires, laisser l’enfant se débrouiller seul et donner de la nourriture « normale » plutôt que des purées. Pour le reste il y a plusieurs façons de faire et chacun fait ce qu’il lui semble le mieux pour son enfant !

Quand a-t-on su que c’était le bon moment ?

Ça fait déjà un petit temps qu’Andrea manifeste de l‘intérêt pour la nourriture, il essaye toujours d’attraper les aliments se trouvant dans nos assiettes, quand il y arrive il les porte à la bouche d’une rapidité incroyable ! Puis des qu’il prend ou qu’on lui donne un jouet ou un objet il le met direct à la bouche. C’est à ce moment là qu’on s’est dit « ok lardounnet est près à commencer à manger » !

Passons à la pratique

Il a donc fallu savoir où nous allions nous approvisionner en fruits et légumes pour bébé car j’avais vraiment envie de lui donner ce qu’il y a de meilleur. J’ai donc chercher ou je pouvais trouver du BIO vraiment BIO, sans pesticides etc.. j’ai trouvé à côté de la maison un magasin qui s’appelle « BioCoop » !!

Je ne savais pas trop par quel légume ou fruit commencer. J’ai pris du brocoli, des carottes, des petites patates douces et des bananes bien mûres !

Le premier repas

Du coup pour le premier repas j’ai choisi de lui faire un mix de carottes et brocolis. Il y en a qui disent qu’il ne faut faire qu’un légume par jour, d’autres entre 2 et 4, d’autres le même pendant 3 semaines et d’autres un différent tout les jours ! Du coup j’ai choisis de lui en faire deux, comme ça ça lui laisse le choix.

La préparation

Le brocoli on peut le laisser en fleurette, bébé peut du coup l’attraper par la branche.

La carotte je l’ai épluché et coupé en 4 dans la longueur et je l’ai mise à cuire comme ça. A la fin de la cuisson je l’ai ai coupé en deux dans la largeur car elles étaient trop molles pour tenir droites.

La cuisson

Vous l’aurez compris, les légumes doivent être fondants. Je vous partage un conseil que j’ai trouvé super et que j’ai appliqué :

pour savoir si l’aliment est assez cuit et mou il faut pouvoir le couper et l’écraser avec nos lèvres sans utiliser les dents.

Il ne faut pas ajouter de matières grasses, vaut mieux privilégier une cuisson à la vapeur ou dans l’eau directement.

Pour le temps de cuisson on a la chance d’avoir un babycook, du coup il s’arrête seul quand le légume est bien cuit. Sinon je vous partage ce tableau :

À table !

J’ai trouvé chez Bébé9 une assiette en silicone qui se fixe à la table grâce à une ventouse au dos, j’ai trouvé ça super pratique 😂 pour le moment du moins, tant qu’Andrea n’est pas encore conscient de tout ses gestes. C’est pas très très méthode Montessori tout ça mais bon, on peut avoir toujours tout juste !! Et pour le coup sa m’arrange bien car l’assiette se serait retrouvée par terre en moins de deux secondes ! bon quand même pour se rattraper dans notre application montessori, Andrea a mis la table tout seul vous avez vu 😂

Entrons dans le vif du sujet !

Vous vous doutez bien que les premiers repas bébé mange peu même pas du tout ! Mais c’est normal, il ne faut pas s’affoler c’est tout à fait normal. Mais très rapidement, il saura se saisir des aliments. Puis, il va acquérir les compétences et les connaissances pour savoir combien de temps il doit mastiquer tel aliment, comment il doit le déglutir, etc. Grâce à ses diverses explorations, il va récolter un grand nombre de données qu’il sera tout à fait en mesure d’exploiter. C’est sa façon d’apprendre.

Leur alimentation principale reste le lait !

Leurs besoins sont donc amplement comblés par le lait. Il faut laisser bébé apprendre à manger seul à sa façon, à son rythme !

Andrea a attrapé, broyé, jeté, tapé les aliments devant lui ! Il a beaucoup observé. Et à plusieurs reprises il les a apporté à sa bouche. Je pense que ça a du lui suffire pour avoir le goût.

Ca été un super moment, que nous reproduirons à partir d’aujourd’hui tout les jours !

Affaire à suivre..

Je vous partagerai évidemment notre évolution et n’hésitez à me laisser vos commentaires si vous avez des conseils ou des questions ou simplement pour nous partager votre expérience à vous 🙂

Photos bonus !!

J’ai trouvé ma voie professionnelle grâce à mon fils.

Vous allez me dire « qu’est ce qu’un bébé de 6 mois a avoir avec ta vie professionnelle ? ». Et vous aurez raison parce que même moi j’arrive pas à comprendre comment c’est possible. Mais pourtant, j’ai eu un vrai déclic grâce à Andrea, aujourd’hui je sais et je suis sure de ce que je veux faire !

Mon passé professionnel est-il catastrophique ?

  1. Esthétiqueà 16 ans j’ai commencé un BAC Pro Esthétique-Cosmétique que je n’ai pas terminé pour des raisons personnelles, j’ai quitté le lycée durant mon année de première.
  2. FitnessEn rejoignant mes parents en Guadeloupe j’ai obtenu mon diplôme CQP pour être coach en Fitness. J’ai enchaîné sur mon BPJEPS activité gymnique de la forme et de la force. Que je n’ai pas pu terminé à cause d’une hernie discale..
  3. ImmobilierApres m’être à peu près remise de mon hernie discale, j’ai commencé à bosser dans une agence immobilière en tant que négociatrice de vente. Ça été une expérience très enrichissante et qui m’a beaucoup fait grandir. C’est une activité passionnante.. Mais au bout d’un an en tant qu’indépendante j’ai réalisé que ce n’était pas un métier fait pour moi car beaucoup trop sérieux, de trop grosses responsabilités, trop d’enjeu.. de nature déjà stressée c’était trop pour moi !
  4. Commerciale Ensuite durant quelques mois je bossais un peu comme commerciale dans la même boîte que Romain a l’époque pour des chauffes-eaux solaires, citernes..
  5. Marketing de réseaux Pendant quelques mois et tout ceux de ma grossesse j’ai été networkeuse chez Itworks, expérience juste géniale. C’est du MLM, c’est légal et reconnu oui oui. J’ai pu gagné quelques centaines d’euros par mois grâce à ça et je sais que si j’avais voulu continuer j’aurais gagné ma vie et même très bien gagné ma vie !

A côté de tout ça je donnais des cours de gymnastique à des enfants dans un club. 3 soirs par semaines (Je suis gymnaste depuis mes 2 ans). J’aimais tellement ça puis ca me faisait un petit complement a la fin du mois !

Pas si facile à vivre..

Quand je suis tombé enceinte d’Andrea, c’était en novembre 2017 j’avais 20 ans et je n’avais aucune idées de ce que je voulais faire de mon avenir professionnel.

Ça été très dur à accepter puis à avouer mais à ce moment là, à vu de ta propre situation tu as honte. Honte de ne pas savoir ce que tu veux faire, de ne pas avoir de vie professionnelle stable, honte de ne pas gagner ta vie comme tu le voudrais, honte de devoir dépendre de la personne avec qui tu vis. Face aux autres biensur tu ne laisses rien paraître, tu parles du sujet avec légèreté, positivement ou en rigolant mais en réalité au fond de toi tu n’as qu’une seule envie c’est te cacher dans un trou de souris

J’ai cette impression que dans notre société actuelle la situation professionnelle est tellement importante qu’on juge une personne en fonction de son poste ou de son revenu. Il faudrait réinventer l’expression « l’habit ne fait pas le moine » en « l’emploi.. » 😂. Bref on va pas rentrer dans ce sujet.

Le déclic

la rencontre d’une personne merveilleuse

Je pense que dans un premier temps la personne qui a influencé mon choix et réveillé cette passion en moi est ma sage-femme qui m’a suivie lors de ma grossesse à la maison de naissance. C’est une femme passionnée et passionnante, qui arrive à transmettre tellement de choses avec si peu de mots, j’avais jamais rencontrer une telle personne, elle arrive à te faire comprendre et savoir des choses que tu ne pensais pas savoir rien qu’en te posant des questions ou en te faisant constater des choses par toi même. (Qui a compris cette phrase ?) C’est juste magique. Elle arrive à t’emmener dans son univers sans influencer ta pensée ou tes choix, tu as juste très naturellement envie de la suivre. Elle est tellement bienveillante et tolérante que tu te demande comment elle fait pour ne jamais faire une critique, jamais une contradiction. C’est le genre de personne qui est vraiment présente quand tu te trouves avec elle tu te sens importante, écouté et accepté.

J’en ai appris tellement sur mon bébé sur moi à ses côtés. J’ai surtout appris à m’écouter, à me faire confiance et surtout à faire confiance à Andrea. Ça été tellement fort que j’ai eu envie de de transmettre ces valeurs moi aussi et surtout explorer cette passion naissante pour les bébés.

Bon on va pas se mentir quand j’ai vu les études pour devenir sage-femme, n’ayant même pas mon bac et n’étant pas du tout studieuse quand il s’agit de « bancs d’ecoles », j’ai vite déchanté.

Tout a commencé lorsque j’étais enceinte d’Andrea.

Quand je voyais comment certains traités ou comprenaient les enfants, leur évolution, les avis sur leurs comportements je me suis demandais si ce n’était pas moi qui avait un problème ? Bon après quelques recherches je vous rassure, ce n’est pas moi 😂 bon ni eux d’ailleurs, on est juste différents !

Puis je me suis aperçu qu’il y a énormément de gens qui n’aiment pas les enfants, les bébés. Énormément de gens qui les trouvent sans intérêts, ennuyeux même chiants ! J’ai comme l’impression que d’être à l’aise avec un enfant est un don.. Avant ma grossesse je n’avais jamais prêté attention à ça. J’ai toujours côtoyé des enfants, fait du baby-sitting ou donner mes cours de gym. Pour moi c’était naturel et tout le monde était pareil. Mais je me trompais !

Du coup, illumination !!! C’est avec les enfants que je veux être !!!!

J’ai la chance de les aimer, ils me passionnent, ils me comblent de bonheur alors il faut absolument que j’en profite !

Trouver le métier qui me correspond

Prochaine étape : choisir entre tout ces métiers de la petite enfance. Et je peux vous dire qu’il y en a un paquet !!

J’ai trouvé Assistante Maternelle. La révélation, tout correspondait parfaitement à mes attentes et en plus de ça, je pourrai bosser tout en gardant Andrea avec moi, que demande le peuple ? Adepte du maternage proximal etc si je n’avais pas trouvé ça de toute façon je serais resté avec lui durant ces 2 premières années, devant supporter les jugements et les réflexions extérieures 😂 ouf je vais échapper à ça.

Le chemin parcouru au 6 mois d’Andrea

J’ai beaucoup lu, je me suis beaucoup renseigné, j’ai appris énormément de choses sur les enfants et bébés depuis la naissance d’Andrea et j’ai découvert des études, des méthodes passionnantes comme :

  • La pédagogie Montessori : la mission première de cette pédagogie est d’aider l’enfant à se construire pleinement, de manière autonome pour devenir un adulte confiant et responsable. En savoir plus
  • La motricité libre : Cela consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements afin de lui permettre d’explorer son corps et de se développer en toute confiance. En savoir plus
  • L’éducation bienveillante (ou positive) : ma plus belle découverte : Cliquez ici pour en savoir plus

Et d’autres choses tout autant passionnantes dont j’aurai l’occasion de vous parler.

Aujourd’hui Andrea a 6 mois et je suis enfin sûre de ce que je veux faire. J’ai cette passion qui ne me lâche plus, comme une mission à accomplir comme si quelque chose au plus profond de moi avait besoin de ça pour vivre. C’est vraiment inexplicable comme sensation.

Mon projet professionnel

Je vais dans un premier temps devenir assistante maternelle, j’ai déjà entamé mes démarches. Et me former à la pédagogie Montessori pour pouvoir l’appliquer à la maison pour les enfants accueillis. Je vais également appliquer la motricité libre et la Communication NonViolente. (Dont je vous parle dans Quelque part entre la contrainte et la permissivité..)

Sur le long terme, j’ai pour projet d’ouvrir ma propre micro-crèche Montessori ou un Nido. Je l’espère dans 2 ou 3 ans, je me suis beaucoup renseigné sur les démarches, la législation etc. Et c’est vraiment un projet qui me tient à cœur, comme une évidence. En l’écrivant je m’engage à ne rien lâcher sans y être parvenu parce que je sais que c’est ce qui me passionne et qui me fera m’épanouir pleinement professionnellement. C’est un défi, mon objectif ultime !!!

À côté de tout ça, sur mon temps libre, je pense me former pour être consultante, coach en parentalité, organiser des ateliers, des séances privées ou même un jour des conférences qui sait.. tout ça autour de la parentalité bienveillante. Ceci n’est pour l’instant qu’une idée que je garde dans un petit coin de ma tête !

Conclusion

  • Sans ma grossesse je n’aurais pas rencontré ma sage-femme qui m’a transmis cette passion pour les bébés et pour les autres. Cette envie de partager quelque chose comme elle l’a fait avec nous.
  • Sans ma grossesse je ne me serais peut-être pas rendu compte de l’intérêt que je porte aux enfants.
  • Sans la naissance d’Andrea je ne me serais peut-être pas intéressé a ces méthodes d’éducations alternatives, ces pédagogies et tout le reste !

La vie est tellement bien faite (le plus souvent) ! Je pense vraiment qu’il n’y a pas de hasard. Ça peut paraître naïf mais j’ai appris à écouter les signes que la vie m’envoie dans n’importe quelle situation.