En route vers un mode de vie (plus) eco-responsable.

Comment et quand tout à commencé ?

Lorsque je suis tombée enceinte d’Andrea j’ai commencé progressivement à m’interroger sur les produits que j’utilisais. Ça a commencé par ceux que je m’appliquais sur le corps, et oui, je n’étais plus toute seule à présent, mon corps ne m’appartenait plus tout à fait alors je me devais de le respecter et d’en prendre soins. Je me suis ensuite intéressé aux produits ménagers que je respirais et leur toxicité..

Puis toutes ces nouvelles connaissances sur les produits et leurs composants, l’impact sur notre corps mais aussi et surtout sur la planète m’ont progressivement emmené vers une prise de conscience importante sur notre mode de vie, notre consommation, à quel point nous sommes manipulés et hypnotisés par cette société qui nous pousse a tout ca..

Creuser..

Je ne connaissais pas encore le zéro déchet. J’ai découvert ce « mode de vie » vers les 2 mois d’Andrea quand nous sommes arrivés en métropole, notamment sur Toulouse. Ça me paraissais tellement loin, inatteignable.. même si j’admirais les personnes qui le pratiquaient j’avais l’impression que c’était réservé seulement à un « style » de personne (bobo, rasta, vegan… ce qui est vraiment totalement debile..) et donc pas du tout pour moi.

Puis je m’y suis intéressé petit à petit, je me suis documentée, j’ai beaucoup lu, beaucoup échangé sur le sujet. Et j’ai compris que l’on été tous concernés, vraiment tous !! Qu’il fallait juste en prendre conscience.. prendre conscience qu’il y a urgence.

Pourquoi ? Tout simplement car en a peine 30 ans nous avons flingué la planète a cause de notre nouveau mode de (sur)consommation a tout niveau.. énergétique, alimentaire… bref

Ce (début) de chemin parcouru m’aura pris un petit moins d’une année. Ça peut être long, changer complètement sa manière de penser n’est pas une mince à faire.

On remet tout en question, notre mode de vie, on y réfléchis, on pense aux alternatives, aux conséquences.. tout ce fait naturellement petit à petit il suffit d’en avoir envie et d’être patient.

On se fait quelques chiffres ?

  • Chaque année plus de 8 millions de tonnes de plastiques dans les océans. Comme si chaque minute un camion à ordure déversait tout son continu..
  • 60% des vertébrés ont disparus au cours de 40 dernières années, 67% l’année prochaine si nous ne faisons rien..
  • 1 millions d’espèces animales et végétales menacés d’extinction.
  • 75% de l’environnement terrestre altéré par l’activité humaine.
  • 1/2 de l’environnement marin altéré par l’homme.
  • 1/3 des mammifères marins menacés.
  • 400 millions de tonnes de métaux lourd, solvants, boues toxiques, déchets industriels déversés chaque année dans les eaux..

Et il y en a tellement d’autres tout aussi désastreux..

T’es choqué ?

Et si on arrêtait de simplement être choqué et d’oublier tout ces chiffres 10min plus tard ?

Et puis merde quoi j’ai envie de mon fils puisse voir un éléphant pour de vrai dans son habitat naturel et pas à la télé et encore moins dans un zoo. Pas vous ?

A quoi bon agir si personne ne fait pareil ?

« Agir individuellement fait partie d’une conscience collective. Comme l’a dit le philisophe Dominique Bourg dans une interview de FranceTV :

« Partir du constat qu’on ne peut rien changer soi même est une faute logique. Si on raisonne comme ça, on ne fera jamais rien. Ce n’est qu’une accumulation de comportements individuels qui va changer les choses. C’est la seule solution, même si avec des lois, ce serait plus efficace.

Là, il faut s’inspirer de Kant et agir en imaginant les conséquences si tout le monde faisait pareil.

Au début, t’es tout seul à prendre ton vélo, mais si tu le fais toi, ça va amener d’autres à le faire, et puis ça donne Amsterdam. Et à la fin, il n’y a plus de bagnoles et que des vélos. »

En changeant vos habitudes vous changerez peut être celles de vos amis, famille, puis amis d’amis, … Prêt à ne plus vous décourager pour faire changes les choses ? »

Que faire ?

Il y a tellement de choses à faire, de petits ou grands gestes, qui, seuls n’auraient aucun impact, mais multipliés par des millions changeraient la prédiction désastreuse que l’on promet à notre planète..

Nous pouvons commencer par réduire nos déchets en remplaçant le jetable par du durable.

En réutilisant, réparant, recyclant..

Acheter bio et local, consommer mieux pour dire non à la pollution chimique. Et pourquoi pas acheter en vrac ?.

Supprimer les produits chimiques, utiliser des produits respectueux de l’environnement, fabriquer ses produits ménagers c’est facile, rapide, économique et écologique !

Eviter de surconsommer et se questionner sur ce que nous avons vraiment besoin. Prendre conscience !

Par exemple coller un « stop pub » sur la boîte au lettre, commander sa boisson « sans paille », privilégier les emballages en verre..

Alimentation

Petit point bovin..

« Depuis la fin des années 50, nous consommons 5 fois plus de viande de bœuf, alors que la population mondiale a été multipliplé seulement par 2.

Selon une étude de Greenpeace, l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne.

la viande de boeuf détériore environ dix fois plus l’environnement que les autres produits alimentaires d’origine animale,

l’élevage bovin utilise 1/3 des ressources d’eau mondial ! De plus, il émet 5 fois plus de gaz à effet de serre et consomme 6 fois plus d’azote que les œufs et la volaille… Ce n’est pas un problème de surpopulation car au final plus nous consommons, plus les bêtes que nous consommons devront elles mêmes consommer …

Vous me suivez ? Mais alors que faire ? Arrêter complètement de manger du boeuf serait clairement la meilleure solution !

Nous nous sommes habitués à consommer fréquemment de la viande de boeuf, alors que plusieurs études de l’OMS ont récemment montré les dangers cancérigènes de cette viande..

A suivre..

Il y a tellement de chose que l’on ignore ou que l’on ne souhaite pas voir..

Mais clairement, nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis..

Nous ne pourrons pas fermer les yeux bien longtemps.. l’urgence est bien là.

Lors du prochain article je vous partagerais les actions que nous avons mises en places, expliquées en détail pour que vous puissiez facilement vous projeter également !

Merci de m’avoir lu et à très bientôt pour de nouvelles aventures ecolo 😜🌎♻️

Les Violences Éducatives Ordinaires

Ou plus communément appelées VEO, vous en avez sûrement déjà entendu parlé, d’autant plus si vous avez des enfants ou si vous êtes un professionnel de la santé et de la petite enfance.

Je suis, depuis peu, membre de l’association STOP VEO – Enfance sans Violences

J’ai envie de vous parler dans cet article de la liste des VEO, les conséquences de celles ci, d’études de neurosciences qui ont été réalisées sur le sujet.. mais aussi des alternatives possibles

Je vous partage la Vidéo d’une conférence de Catherine Gueguen qui nous explique les émotions de l’enfant et ce qui se passe dans son cerveau et nous parle des découvertes des neurosciences affectives (qui n’existent que depuis 10 à 15 ans)

A voir absolument : https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=3H5f7pakW8Y

Bibliographie pour aller plus loin :

Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau

C’est pour ton bien : Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant

Une nouvelle autorité sans punition ni fessée

Au cœur des émotions de l’enfant

C’est quoi les VEO ?

Donc les violences éducatives ordinaires sont les violences subies par les enfants sous prétexte de leurs « éducations ».

Attention à ne pas confondre les VEO avec la maltraitance des enfants battu ou violer. Qui ne sont en aucunement des violences « ordinaires ». Les VEO en France ne sont (pas encore) punis par la loi, bien au contraire beaucoup pensent encore que ces méthodes sont « bonnes » pour les enfants et leurs éducations.

Dans ces pratiques nous retrouvons :

Les violences physiques :

  • Les fessées, gifles
  • Les tapes sur la main
  • Bousculer / tirer / pousser
  • Tirer les oreilles / cheveux
  • Secouer
  • Mordre / pincer
  • Laisser pleurer seul
  • Forcer à goûter / à manger / à finir son assiette
  • Priver de dessert
  • Empêcher d’aller aux toilettes
  • Empêcher de boire / de manger
  • Prodiguer des soins par derrière sans prévenir (moucher / laver visage)
  • Conditionner l’enfant à la continence
  • Allaitement et/ou repas sans tenir compte de la faim de l’enfant mais en fonction de l’horaire que l’on a décidé et quand ça nous arrange.

Les violences psychologiques :

  • Faire peur / effrayer
  • Crier
  • Réprimander
  • Mettre au coin
  • L’indifférence (sont ignorer l’enfant en détresse émotionnelle quelque soit son comportement. Montrer une indifférence volontaire)
  • Le laxisme
  • Les privations
  • Le chantage
  • Humilier
  • Insulter
  • Se moquer
  • Donner des récompenses
  • Menacer
  • Punir
  • Se placer en autorité toute puissante (adultisme)
  • Avoir des attentes qui ne concordent pas avec les les capacités et développement de l’enfant (pour ceci il faudrait se renseigner un minimum sur le développement physiologique des entants)
  • Forcer un enfant à faire quoi que soit sans raison valable.

Certaines personnes utilisent ces méthodes « a l’ancienne » basée sur la peur, la douleur, la contrainte par mimétisme de l’éducation qu’ils ont reçus étant enfants ou simplement car ils ignorent les effets néfastes que ça a sur ces adultes en devenir et sur notre société, puis surtout ignorent que des méthodes alternatives existent et surtout bien plus efficaces.

« Il n’est pas question de culpabiliser ceux qui ont pratiqué ou qui pratiquent encore la VEO. La plupart du temps, ils agissent par méconnaissance ou par simples répétitions de comportements intégrés dans l’enfance.

Les parents aiment leurs enfants et s’ils en avaient les outils, ils feraient autrement. Pour sortir du déni collectif, il faut commencer par identifier cette VEO. Il faut que nous renoncions à la partie protectrice du déni. Elle ne nous mène nulle part. Elle est délétère pour nous et nos générations futures. »

Extrait de « Le déni et la loyauté familiale, conséquences de la violence éducative ordinaire (VEO) : une arme à double tranchant. » Du Dr. Cornelia Gauthier. 

Les conséquences des VEO sur le développement cérébral :

conférence de Catherine Gueguen de 20min à voir : https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=3H5f7pakW8Y

Les neurosciences affectives existent depuis 15 ans et démontrent les conséquences de l’éducation sur les neurones, molécules cérébrales, circuits cérébraux, structures cérébrales et même les gènes. Selon notre attitude envers l’enfant, son cerveau est modifié en profondeur.

Quand on est durs, rigides, qu’on dit à un enfant qu’il est capricieux, qu’il fait la comédie, qu’il est nul, qu’on lui donne des tapes, gifles ou fessées, l’hippocampe de son cerveau rétrécie. L’enfant ne peut pas mémoriser et a des difficultés à apprendre.

Quand on stresse un enfant, il sécrète beaucoup d’adrénaline et de cortisol qui devient toxique et détruit des neurones dans l’hippocampe et le cortex préfrontal.

Quand on humilie verbalement ou physiquement un enfant, son circuit cérébral est complètement modifié et engendre des troubles du comportement, troubles de la personnalité, troubles dissociatif. L’enfant devient anxieux, déprimé, agressif, et peut développer des addictions à la drogue et l’alcool.

Quand on se plaint qu’il y a trop d’enfants agressifs, qui traînent, pas motivés, ni coopératifs, c’est à cause de cette éducation faites de violences ! Quand on est agressif, l’enfant devient agressif, quand on est empathique, l’enfant devient empathique.

 

A contrario :

Les neurosciences ont démontré qu’un enfant ne peut pas gérer ses émotions parce que son cerveau n’est pas mature. Il faut 25 ans à un cerveau humain pour devenir mature. Les enfants ont des tempêtes émotionnelles bien réelles, ils ne font pas exprès.

Quand on est empathique, bienveillant, soutenant, on permet au cerveau affectif et intellectuel de se développer vers son plein potentiel humain.

Tout petit d’Homme nait avec le potentiel de devenir pleinement humain : avoir de l’empathie, ressentir et gérer ses émotions, savoir faire des choix et s’instruire pour avoir la vie qui lui convient, pouvoir aimer, coopérer, avoir un sens moral et éthique.

Quand on met des mots sur les émotions, que notre ton de voix et notre regard sont soutenant et chaleureux, l’enfant est apaisé, il fabrique des neurones, sécrète de l’ocytocine, de la dopamine. Le volume de l’hippocampe augmente et permet une bonne mémorisation. Les hormones créent bien être et plaisir à vivre qui motive et rend créatif.

Quand on est empathique, bienveillant, soutenant, qu’on offre une relation satisfaisante à l’enfant, son cerveau se développe, il est curieux, enthousiaste, empathique, il aime coopérer, entreprendre, il est créatif et devient un adulte épanouis.

Vers l’éducation bienveillante

Cool parents make happy kids énumère la liste des préjugés sur l’éducation bienveillante Cliquez ici pour lire l’article

Il s’agit d’une éducation basée sur l’empathieIl s’agit d’une éducation basée sur l’empathie e respect de l’enfant, axée sur l’attitude du parent vis-à-vis de l’enfant.

Cette manière d’éduquer s’oppose à toute forme de violence et s’appuie sur des principes simples tels que « préserver l’intégrité de l’enfant et le considérer comme un être humain à part entière, afin qu’il existe tel qu’il est, lui donner le droit de ressentir des émotions et de les exprimer comme bon lui semble« , explique Stephan Valentin, docteur en psychologie et spécialiste de la petite enfance.

Il ajoute que le parent doit « prendre en compte les besoins de l’enfant comme on prend en compte ceux de tous les membres de la famille« .

Nous sommes nombreux à avoir à cœur d’apprendre les outils de l’éducation bienveillante : écoute active (j’accueille les sentiments négatifs de mes enfants), authenticité (messages « je »), médiation coopérative (résolution des problèmes et conflits gagnant-gagnant).

Pour ce faire les groupes de paroles et formations à la parentalité bienveillante sont les solutions idéales. Je crois avoir compris qu’en Suède comme au Canada, les personnes qui ont développé le plus efficacement leurs habilités à l’éducation bienveillante, ont participé pendant des années à un groupe de parentalité en commençant par une fréquence d’une réunion par semaine pendant plus de 2 ans !

Sans être autoritaire ni laxiste !

Loin d’être trop permissive ou à contrario punitive, l’éducation bienveillante n’est en aucun cas une éducation laxiste. Il s’agit simplement d’une manière différente d’accompagner l’enfant dans sa prise de responsabilités.

C’est aussi une méthode dans laquelle le parent doit faire un travail sur lui-même comme « annoncer des règles à l’avance et non à l’instant où il se comporte mal, pour permettre ainsi à l’enfant d’anticiper et de savoir quel comportement est le plus adapté à la situation« , explique Stephan Valentin.

Pour résumer, ce type d’éducation nécessite souvent beaucoup d’efforts émotionnels de la part des parents qui doivent éviter de reproduire des schémas qu’ils ont connus dans leur propre éducation.

« Exprimer des interdits de façon positive, s’entraîner à dire ce qu’on a le droit de faire, plutôt que de souligner sans cesse ce qui est interdit implique aussi sa manière de s’exprimer », conclut-t-il. 

Pour aller plus loin :

La discipline positive: En famille, à l’école, comment éduquer avec fermeté et bienveillance

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

Cool Parents make happy kids: L’expérience inspirante d’une maman qui applique l’éducation positive au quotidien

Guide des parents imparfaits : Education positiv

Notre première approche avec la DME.

Aujourd’hui nous avons commencé la diversification alimentaire pour Andrea, après 6 mois d’allaitement exclusif. Nous avons choisi une méthode qui s’appelle la DME (diversification menée par l’enfant) et qui vient s’ajouter à l’allaitement dans un premier temps.

Dans cet article je vous expliquerai brièvement et simplement en quoi consiste cette méthode. Puis je vous raconterai notre propre expérience sur le sujet !

La DME en quelques mots :

Cela consiste à proposer à bébé des aliments en formes « normales » qu’il emmène lui même à sa bouche grâce à ses petites mains potelées. A contrario des purées et compotes toutes lisses que l’on donne à la petite cuillère, la DME respecte les préférences et le rythme de l’enfant car lui seul peut savoir à quel moment il est rassasié ou à encore faim et est le seul à savoir ce qu’il aime ou non. Cette méthode va également familiariser les enfants avec les textures et les formes des aliments qui, après avoir été mangés et appréciés en purée, les enfants peuvent être retissants devant cette nouveauté et changement..

Les deux grands principes sont que l’on remplace les purées par des aliments solides (cuits de façon à ce qu’ils soient fondants) le deuxième c’est l’autonomie car c’est a bébé et à lui seul de mettre les aliments dans sa bouche.

Témoignage de Christine Zalejski, auteur du premier livre en France sur la DME et docteur en sciences : « Pour moi, la DME, c’est la continuité de l’allaitement maternel. Pendant cette période, on laisse le bébé prendre la quantité de lait qu’il souhaite, sans intervenir. Eh bien c’est pareil ici !« 

Attention cependant à ne tomber dans le « la DME est exclusivement réservée aux bébés allaités. » C’est totalement faux. On peut appliquer la DME même si bébé est nourri au biberon avec du lait industriel !

Par contre ce qu’il ne faut surtout pas faire c’est passer à la DME après avoir commencé là Diversification Traditionnelle. Car les bébés ont un réflexe de régurgitation ou réflexe de rejet il y a plusieurs appellation, cala consiste à se faire lever le cœur quand un morceau trop gros s’approche du début de la langue ! Le soucis c’est que ce réflexe s’estompe et disparaît à partir du moment où on donne de la nourriture en purée. C’est pour cela qu’il est dangereux de passer à la DME après avoir débuter les purées !

Lâcher prise sur les quantités..

Des morceaux ? Sans dents ?!

les bébés n’ont pas besoin d’en avoir pour commencer la DME, car les morceaux proposés sont soit très durs pour être sucés soit fondants pour pouvoir être mastiqués et mâchés avec les gencives et écrasés avec la langue sur le palais.

Si vous voulez en savoir plus sur la DME je vous conseille de vous procurer Petites mains, grandes assiettes ou Bébé mange tout seul 

NOTRE propre expérience

Je précise que cela s’agit de notre propre expérience car en partageant des choses sur le sujet sur Instagram je me suis aperçu que l’on été beaucoup à l’adopter mais je me suis surtout aperçu que chacun comprenait et retenait ce qu’il voulait ! J’ai reçu des messages comme quoi ce n’étais pas comme ça mais comme ceci, ou fais plutôt comme ça etc.. Des messages qui se contredisaient tous les uns les autres 😂

J’en ai donc conclut que pour appliquer la DME il suffit simplement de fournir des situations sécuritaires, laisser l’enfant se débrouiller seul et donner de la nourriture « normale » plutôt que des purées. Pour le reste il y a plusieurs façons de faire et chacun fait ce qu’il lui semble le mieux pour son enfant !

Quand a-t-on su que c’était le bon moment ?

Ça fait déjà un petit temps qu’Andrea manifeste de l‘intérêt pour la nourriture, il essaye toujours d’attraper les aliments se trouvant dans nos assiettes, quand il y arrive il les porte à la bouche d’une rapidité incroyable ! Puis des qu’il prend ou qu’on lui donne un jouet ou un objet il le met direct à la bouche. C’est à ce moment là qu’on s’est dit « ok lardounnet est près à commencer à manger » !

Passons à la pratique

Il a donc fallu savoir où nous allions nous approvisionner en fruits et légumes pour bébé car j’avais vraiment envie de lui donner ce qu’il y a de meilleur. J’ai donc chercher ou je pouvais trouver du BIO vraiment BIO, sans pesticides etc.. j’ai trouvé à côté de la maison un magasin qui s’appelle « BioCoop » !!

Je ne savais pas trop par quel légume ou fruit commencer. J’ai pris du brocoli, des carottes, des petites patates douces et des bananes bien mûres !

Le premier repas

Du coup pour le premier repas j’ai choisi de lui faire un mix de carottes et brocolis. Il y en a qui disent qu’il ne faut faire qu’un légume par jour, d’autres entre 2 et 4, d’autres le même pendant 3 semaines et d’autres un différent tout les jours ! Du coup j’ai choisis de lui en faire deux, comme ça ça lui laisse le choix.

La préparation

Le brocoli on peut le laisser en fleurette, bébé peut du coup l’attraper par la branche.

La carotte je l’ai épluché et coupé en 4 dans la longueur et je l’ai mise à cuire comme ça. A la fin de la cuisson je l’ai ai coupé en deux dans la largeur car elles étaient trop molles pour tenir droites.

La cuisson

Vous l’aurez compris, les légumes doivent être fondants. Je vous partage un conseil que j’ai trouvé super et que j’ai appliqué :

pour savoir si l’aliment est assez cuit et mou il faut pouvoir le couper et l’écraser avec nos lèvres sans utiliser les dents.

Il ne faut pas ajouter de matières grasses, vaut mieux privilégier une cuisson à la vapeur ou dans l’eau directement.

Pour le temps de cuisson on a la chance d’avoir un babycook, du coup il s’arrête seul quand le légume est bien cuit. Sinon je vous partage ce tableau :

À table !

J’ai trouvé chez Bébé9 une assiette en silicone qui se fixe à la table grâce à une ventouse au dos, j’ai trouvé ça super pratique 😂 pour le moment du moins, tant qu’Andrea n’est pas encore conscient de tout ses gestes. C’est pas très très méthode Montessori tout ça mais bon, on peut avoir toujours tout juste !! Et pour le coup sa m’arrange bien car l’assiette se serait retrouvée par terre en moins de deux secondes ! bon quand même pour se rattraper dans notre application montessori, Andrea a mis la table tout seul vous avez vu 😂

Entrons dans le vif du sujet !

Vous vous doutez bien que les premiers repas bébé mange peu même pas du tout ! Mais c’est normal, il ne faut pas s’affoler c’est tout à fait normal. Mais très rapidement, il saura se saisir des aliments. Puis, il va acquérir les compétences et les connaissances pour savoir combien de temps il doit mastiquer tel aliment, comment il doit le déglutir, etc. Grâce à ses diverses explorations, il va récolter un grand nombre de données qu’il sera tout à fait en mesure d’exploiter. C’est sa façon d’apprendre.

Leur alimentation principale reste le lait !

Leurs besoins sont donc amplement comblés par le lait. Il faut laisser bébé apprendre à manger seul à sa façon, à son rythme !

Andrea a attrapé, broyé, jeté, tapé les aliments devant lui ! Il a beaucoup observé. Et à plusieurs reprises il les a apporté à sa bouche. Je pense que ça a du lui suffire pour avoir le goût.

Ca été un super moment, que nous reproduirons à partir d’aujourd’hui tout les jours !

Affaire à suivre..

Je vous partagerai évidemment notre évolution et n’hésitez à me laisser vos commentaires si vous avez des conseils ou des questions ou simplement pour nous partager votre expérience à vous 🙂

Photos bonus !!

J’ai trouvé ma voie professionnelle grâce à mon fils.

Vous allez me dire « qu’est ce qu’un bébé de 6 mois a avoir avec ta vie professionnelle ? ». Et vous aurez raison parce que même moi j’arrive pas à comprendre comment c’est possible. Mais pourtant, j’ai eu un vrai déclic grâce à Andrea, aujourd’hui je sais et je suis sure de ce que je veux faire !

Mon passé professionnel est-il catastrophique ?

  1. Esthétiqueà 16 ans j’ai commencé un BAC Pro Esthétique-Cosmétique que je n’ai pas terminé pour des raisons personnelles, j’ai quitté le lycée durant mon année de première.
  2. FitnessEn rejoignant mes parents en Guadeloupe j’ai obtenu mon diplôme CQP pour être coach en Fitness. J’ai enchaîné sur mon BPJEPS activité gymnique de la forme et de la force. Que je n’ai pas pu terminé à cause d’une hernie discale..
  3. ImmobilierApres m’être à peu près remise de mon hernie discale, j’ai commencé à bosser dans une agence immobilière en tant que négociatrice de vente. Ça été une expérience très enrichissante et qui m’a beaucoup fait grandir. C’est une activité passionnante.. Mais au bout d’un an en tant qu’indépendante j’ai réalisé que ce n’était pas un métier fait pour moi car beaucoup trop sérieux, de trop grosses responsabilités, trop d’enjeu.. de nature déjà stressée c’était trop pour moi !
  4. Commerciale Ensuite durant quelques mois je bossais un peu comme commerciale dans la même boîte que Romain a l’époque pour des chauffes-eaux solaires, citernes..
  5. Marketing de réseaux Pendant quelques mois et tout ceux de ma grossesse j’ai été networkeuse chez Itworks, expérience juste géniale. C’est du MLM, c’est légal et reconnu oui oui. J’ai pu gagné quelques centaines d’euros par mois grâce à ça et je sais que si j’avais voulu continuer j’aurais gagné ma vie et même très bien gagné ma vie !

A côté de tout ça je donnais des cours de gymnastique à des enfants dans un club. 3 soirs par semaines (Je suis gymnaste depuis mes 2 ans). J’aimais tellement ça puis ca me faisait un petit complement a la fin du mois !

Pas si facile à vivre..

Quand je suis tombé enceinte d’Andrea, c’était en novembre 2017 j’avais 20 ans et je n’avais aucune idées de ce que je voulais faire de mon avenir professionnel.

Ça été très dur à accepter puis à avouer mais à ce moment là, à vu de ta propre situation tu as honte. Honte de ne pas savoir ce que tu veux faire, de ne pas avoir de vie professionnelle stable, honte de ne pas gagner ta vie comme tu le voudrais, honte de devoir dépendre de la personne avec qui tu vis. Face aux autres biensur tu ne laisses rien paraître, tu parles du sujet avec légèreté, positivement ou en rigolant mais en réalité au fond de toi tu n’as qu’une seule envie c’est te cacher dans un trou de souris

J’ai cette impression que dans notre société actuelle la situation professionnelle est tellement importante qu’on juge une personne en fonction de son poste ou de son revenu. Il faudrait réinventer l’expression « l’habit ne fait pas le moine » en « l’emploi.. » 😂. Bref on va pas rentrer dans ce sujet.

Le déclic

la rencontre d’une personne merveilleuse

Je pense que dans un premier temps la personne qui a influencé mon choix et réveillé cette passion en moi est ma sage-femme qui m’a suivie lors de ma grossesse à la maison de naissance. C’est une femme passionnée et passionnante, qui arrive à transmettre tellement de choses avec si peu de mots, j’avais jamais rencontrer une telle personne, elle arrive à te faire comprendre et savoir des choses que tu ne pensais pas savoir rien qu’en te posant des questions ou en te faisant constater des choses par toi même. (Qui a compris cette phrase ?) C’est juste magique. Elle arrive à t’emmener dans son univers sans influencer ta pensée ou tes choix, tu as juste très naturellement envie de la suivre. Elle est tellement bienveillante et tolérante que tu te demande comment elle fait pour ne jamais faire une critique, jamais une contradiction. C’est le genre de personne qui est vraiment présente quand tu te trouves avec elle tu te sens importante, écouté et accepté.

J’en ai appris tellement sur mon bébé sur moi à ses côtés. J’ai surtout appris à m’écouter, à me faire confiance et surtout à faire confiance à Andrea. Ça été tellement fort que j’ai eu envie de de transmettre ces valeurs moi aussi et surtout explorer cette passion naissante pour les bébés.

Bon on va pas se mentir quand j’ai vu les études pour devenir sage-femme, n’ayant même pas mon bac et n’étant pas du tout studieuse quand il s’agit de « bancs d’ecoles », j’ai vite déchanté.

Tout a commencé lorsque j’étais enceinte d’Andrea.

Quand je voyais comment certains traités ou comprenaient les enfants, leur évolution, les avis sur leurs comportements je me suis demandais si ce n’était pas moi qui avait un problème ? Bon après quelques recherches je vous rassure, ce n’est pas moi 😂 bon ni eux d’ailleurs, on est juste différents !

Puis je me suis aperçu qu’il y a énormément de gens qui n’aiment pas les enfants, les bébés. Énormément de gens qui les trouvent sans intérêts, ennuyeux même chiants ! J’ai comme l’impression que d’être à l’aise avec un enfant est un don.. Avant ma grossesse je n’avais jamais prêté attention à ça. J’ai toujours côtoyé des enfants, fait du baby-sitting ou donner mes cours de gym. Pour moi c’était naturel et tout le monde était pareil. Mais je me trompais !

Du coup, illumination !!! C’est avec les enfants que je veux être !!!!

J’ai la chance de les aimer, ils me passionnent, ils me comblent de bonheur alors il faut absolument que j’en profite !

Trouver le métier qui me correspond

Prochaine étape : choisir entre tout ces métiers de la petite enfance. Et je peux vous dire qu’il y en a un paquet !!

J’ai trouvé Assistante Maternelle. La révélation, tout correspondait parfaitement à mes attentes et en plus de ça, je pourrai bosser tout en gardant Andrea avec moi, que demande le peuple ? Adepte du maternage proximal etc si je n’avais pas trouvé ça de toute façon je serais resté avec lui durant ces 2 premières années, devant supporter les jugements et les réflexions extérieures 😂 ouf je vais échapper à ça.

Le chemin parcouru au 6 mois d’Andrea

J’ai beaucoup lu, je me suis beaucoup renseigné, j’ai appris énormément de choses sur les enfants et bébés depuis la naissance d’Andrea et j’ai découvert des études, des méthodes passionnantes comme :

  • La pédagogie Montessori : la mission première de cette pédagogie est d’aider l’enfant à se construire pleinement, de manière autonome pour devenir un adulte confiant et responsable. En savoir plus
  • La motricité libre : Cela consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements afin de lui permettre d’explorer son corps et de se développer en toute confiance. En savoir plus
  • L’éducation bienveillante (ou positive) : ma plus belle découverte : Cliquez ici pour en savoir plus

Et d’autres choses tout autant passionnantes dont j’aurai l’occasion de vous parler.

Aujourd’hui Andrea a 6 mois et je suis enfin sûre de ce que je veux faire. J’ai cette passion qui ne me lâche plus, comme une mission à accomplir comme si quelque chose au plus profond de moi avait besoin de ça pour vivre. C’est vraiment inexplicable comme sensation.

Mon projet professionnel

Je vais dans un premier temps devenir assistante maternelle, j’ai déjà entamé mes démarches. Et me former à la pédagogie Montessori pour pouvoir l’appliquer à la maison pour les enfants accueillis. Je vais également appliquer la motricité libre et la Communication NonViolente. (Dont je vous parle dans Quelque part entre la contrainte et la permissivité..)

Sur le long terme, j’ai pour projet d’ouvrir ma propre micro-crèche Montessori ou un Nido. Je l’espère dans 2 ou 3 ans, je me suis beaucoup renseigné sur les démarches, la législation etc. Et c’est vraiment un projet qui me tient à cœur, comme une évidence. En l’écrivant je m’engage à ne rien lâcher sans y être parvenu parce que je sais que c’est ce qui me passionne et qui me fera m’épanouir pleinement professionnellement. C’est un défi, mon objectif ultime !!!

À côté de tout ça, sur mon temps libre, je pense me former pour être consultante, coach en parentalité, organiser des ateliers, des séances privées ou même un jour des conférences qui sait.. tout ça autour de la parentalité bienveillante. Ceci n’est pour l’instant qu’une idée que je garde dans un petit coin de ma tête !

Conclusion

  • Sans ma grossesse je n’aurais pas rencontré ma sage-femme qui m’a transmis cette passion pour les bébés et pour les autres. Cette envie de partager quelque chose comme elle l’a fait avec nous.
  • Sans ma grossesse je ne me serais peut-être pas rendu compte de l’intérêt que je porte aux enfants.
  • Sans la naissance d’Andrea je ne me serais peut-être pas intéressé a ces méthodes d’éducations alternatives, ces pédagogies et tout le reste !

La vie est tellement bien faite (le plus souvent) ! Je pense vraiment qu’il n’y a pas de hasard. Ça peut paraître naïf mais j’ai appris à écouter les signes que la vie m’envoie dans n’importe quelle situation.

Quelque part entre la contrainte et la permissivité..

Il y a peu j’ai découvert la « Communication NonViolente » dans un livre intitulé « Élever nos enfants avec bienveillance » de Marshall B. Rosenberg, méthode de communication verbale qu’il a lui même élaboré et déposé. Qu’il enseigne à travers le monde depuis 1960. Cliquez ici pour le découvrir .

Je pense qu’il faut considérer ce livre comme une « mise en bouche » comme une première approche facile de la Communication NonViolente. Il est très simple et rapide à lire. On a vraiment envie d’en savoir plus sur ce mode de communication.. On peut lire des critiques comme quoi il serait « creux » « vide » mais je ne suis pas d’accord. Il a son importance et peut s’adapter à tout type de lecteurs, nous ne sommes tous pas capables d’accrocher à des thèses de 500p. Puis pour 4,95€ c’est quand même très intéressant !

Si vous voulez rentrer directement dans le vif du sujet, préférez plutôt « les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » toujours de Marshall B. Rosenberg

Il nous explique le concept et le processus de la « Communication NonViolente » mais surtout il nous raconte tout un tas d’expériences qu’il a pu vivre au cours de ses 30 années où il a exercé en tant que coach en médiation. Il nous raconte également ses anecdotes personnelles avec ses enfants. Ça été une merveilleuse révélation, une découverte tellement passionnante que je ne peux pas m’empêcher de vous la partager !

En fait c’est exactement ce dont à quoi j’aspirais sans même savoir que ça existait. Je me creusait la tète à savoir comment et pourquoi n’appliquait-on pas tous une méthode similaire..

La CNV c’est quoi ?

A vrai dire, c’est tout simple. C’est une méthode de communication verbale basée sur l’empathie, le respect et la compassion. Son but est d’apprendre à écouter nos valeurs et nos propres besoins fondamentaux pour pouvoir les satisfaire. Et réciproquement pour les besoins et valeurs d’autrui.

Elle a été développée au États Unis en 1960 par Marshall B. Rosenberg docteur en psychologie, il s’est inspiré des travaux de Karl Rogers (1902-1987). Elle est arrivée en France il n’y a pas si longtemps..

C’est un outil dont le but est de transformer les conflits en de simples dialogues et ça dans n’importe quelle situation. Cette méthode s’applique aussi bien dans les centres pénitentiaires, dans les entreprises, au sein d’une famille, n’importe qui peut l’appliquer n’importe où. Elle fonctionne même quand la personne en face de nous ne connaît même pas son existence !

Comment ça marche ?

Je vous partage une image qui m’a beaucoup plu que j’ai trouvé en élargissant mes recherches sur la CNV1 – Observation (O) : décrire la situation en termes d’observation partageable ;

  • 2 – Sentiment et attitudes (S) : exprimer les sentiments et attitudes suscités dans cette situation
  • 3 – Besoin (B) : clarifier le(s) besoin(s) ;
  • 4 – Demande (D) : faire une demande respectant les critères suivants : réalisable, concrète, précise et formulée positivement. Si cela est possible, que l’action soit faisable dans l’instant présent. Le fait que la demande soit accompagnée d’une formulation des besoins la rend négociable.
  • A vrai dire c’est bien plus complexe que ces 4 petits points, mais ça en est la base !

« A partir du moment où les gens parlent de leurs besoins plutôt que des torts des autres, il devient beaucoup plus facile de trouver des moyens de satisfaire tout le monde. « – Marshall Rosenberg

L’appliquer

Marshall Rosenberg nous explique dans un chapitre « les limites des récompenses » :

« Pour nombre de parents, le mode de communication que je propose paraît si étrange qu’ils rétorquent « Ce n’est pas naturel de communiquer de cette façon ! » . – Un jour, j’ai lu un passage de Gandhi qui disait : « Ne confondons pas ce qui est habituel de ce qui est naturel. »

Il nous explique également :

« J’ai appris que les êtres humains sont beaucoup plus naturellement portés à créées des relations fondées sur l’amour, le respect et le partage dans la joie qu’à faire pression sur les autres en recourant à la punition ou à la récompense, à la culpabilisation ou à la honte.

Mais une telle transformation demande une grande prise de conscience et un réel effort »

À ce propos, Michelle Guez, formatrice certifiée, parle d’une fluidité qui s’acquiert avec la pratique. Pour elle, les étapes sont les mêmes que pour l’apprentissage d’une langue : on passe du savoir (compréhension de la méthode) au savoir-faire (après quelque temps de pratique) puis au savoir-être (la méthode s’applique de manière naturelle).

L’entourage

Pour réussir et pouvoir appliquer la Communication NonViolente il faut vraiment être soutenu et compris par notre entourage. Ça prend du temps, ça ne se fait pas et ça ne fonctionne pas du jour au lendemain.

Pour vos proches qui ne s’y intéressent pas ou qui n’ont pas compris le concept et les retombées, nous seront la plus part du temps catalogués comme des parents « laxistes » « non-autoritaires », mais au final ils se rendront compte qu’ils avaient tords et se mordront les doigts de ne pas s’y être intéressés plus tôt !

D’un autre côté, il faut se mettre à la place de son interlocuteur qui lui utilise une méthode traditionnelle pour emmener et tourner la chose de façon à ce qu’il ne se sente pas attaqué.

Par exemple si je dis « moi j’applique la communication NonViolente avec mon fils contrairement à toi avec le tiens » bon ok j’exagère, mais même formulé autrement la personne en face va comprendre qu’elle est violente avec ses enfants. Et quoi de pire pour un parent que d’être justement critiqué dans son rôle de parent !

L’éducation

En réalité je déteste ce terme d »éducation », éduquer, ça veut dire quoi ? Je sais pas pourquoi mais ce me fait penser à « dresser » !

Personnellement je préfère dire plutôt « j’élève mon enfant » que « j’éduque mon enfant » mais BREF !!!

Je trouve que cette méthode de communication NonViolente est en parfaite corrélation avec « l’éducation positive » ou bienveillante comme vous préférez (moi je préfère utiliser bienveillante car quand on dis positive sa laisse croire que l’on insinue que les autres méthodes sont négatives, alors qu’absolument pas !)

Leurs principes et aboutissants correspondent parfaitement. La CNV est un super outils à intégrer dans ce « mode de vie » qu’est la parentalité bienveillante !

Bienveillante..

La parentalité bienveillante aspire à une relation parent enfant égalitaire ou on cherche à identifier, comprend et respecter les besoins de chacun. En fait, c’est le juste milieu entre autoritarisme et laxisme.

Bien que le concept existe depuis de nombreuses années, le boom des neurosciences et les nombreuses recherches scientifiques font qu’aujourd’hui beaucoup de parents choisissent cette pédagogie.

En la pratiquant, ils réalisent que ce sont tous les aspects de leur vie qui se retrouvent impactés en positif par ce choix éducatif.

La CNV parentale en résumé

Selon le modèle traditionnel éducatif, notre manière de nous adresser aux enfants est bien souvent très différente de notre façon de parler aux adultes. Directive, autoritaire, même souvent déshumanisante, cette communication « traditionnelle » n’est bénéfique pour personne. Elle a même dans certains cas des conséquences sur le développement émotionnel et psychologique de l’enfant.

 

La CNV nous apprend comment communiquer pour transmettre notre message (besoin) sans que notre interlocuteur se sente agressé, humilié ou rabaissé.

Ainsi il sera plus ouvert à la discussion et à entendre nos propres besoins.

Apprendre la CNV permet d’établir une communication respectueuse avec les enfants.

Elle prône les valeurs d’empathie, de respect, d’amour, de compassion que l’on a en nous des fois sans même le savoir. Elle procure le bien-être des deux parties.

C’est un outil très puissant qui permet vraiment d’apaiser et enrichir les relations grâce à l’élan du cœur !

Ma réflexion personnelle

Je me demande pourquoi dans notre société il est mieux vu de cacher ses sentiments et ne surtout pas laisser paraître ses émotions, de ne pas faire part de nos besoins face à ça. On pense tout de suite qu’en nous ouvrant et en partageant avec les autres nous aurons l’air d’un « faible » d’un « sensible » péjorativement !

Ou alors penser que l’on se plaindrait, que c’est mal et désagréable pour la personne en face. Mais se plaindre à proprement dit je ne pense pas que ce soit similaire, bien au contraire, ce serait exagérer en formulant tout ce que nous vivons négativement ou de faire de tout petits problèmes la fin du monde sans arrêt..

Ou bien pour se protéger ? Je suis d’accord qu’il n’est pas bon de s’ouvrir à n’importe qui. Il existe des personnes toxiques et mal intentionnés, mais je pense qu’en s’écoutant attentivement nous sommes entièrement capable d’identifier ce genre de personnes et donc les éviter ou simplement filtrer les informations qu’on leurs donne.

Pourquoi toujours faire semblant de ne rien ressentir, toujours cacher ses émotions, mentir sur nos sentiments ? C’est triste je trouve. En se comportant de la sorte qui nous connaît vraiment à la fin ? Qui voit la personne qui se cache derrière le masque ?

Ça nous est déjà tous arrivé d’être dans une situation difficile, conflictuelle ou de détresse et de trouver quelqu’un qui été là pour nous écouter, nous réconforter. Et je pense que ça nous a tous fait beaucoup de bien d’extérioriser, de poser des mots sur nos sentiments, de partager.. d’être VRAI tout simplement.

Nous essayons de correspondre à des rôles : le bon père, la bonne mère, le bon patron. Mais pouvons-nous être simplement nous-même avec nos forces et nos faiblesses ?

Peut-être que sans ces « préjugés » nous vivrons dans un monde Sans violence qui sait !